20 nov. 2020 – AMAZON AU PONT DU GARD : IL N’Y A PAS DE FATALITÉ !

Quel territoire voulons-nous ?

Initiée depuis près de deux ans, la mobilisation contre l’implantation d’un centre de tri d’Argan/Amazon à Fournès, près du Pont du Gard, s’élargit. La prise de conscience et l’inquiétude sur l’impact négatif d’un tel projet s’amplifient. La déclaration publique de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, le 18 novembre, contre cette implantation, va dans le bon sens. En ces temps de crise sanitaire et économique, il est, en effet, urgent de stopper définitivement ce projet délétère et d’initier un scénario différent, des alternatives locales, concertées et durables.
  • Le soutien d’au moins 100 000 citoyens. La pétition, lancée par nos associations en avril, dépasse désormais les 30 000 signatures (voir lien plus bas). Avec les 72 000 signatures réunies par la Confédération des commerçants de France en faveur d’un moratoire national des entrepôts d’e-commerce, dont celui de Fournès en tête, cela représente plus de 100 000 citoyens mobilisés contre ce projet.
  • Des recours juridiques déposés. Plusieurs recours contentieux contre le permis de construire, déposés en mars dernier, sont en cours d’examen par le Tribunal administratif de Nîmes. Fin août, un nouveau recours a été déposé contre l’autorisation environnementale délivrée par le préfet du Gard en novembre 2019. Une dizaine de requérants, dont les associations Adere, Patrimoine & Environnement, la mairie de Saint Hilaire d’Ozilhan, des professionnels et des particuliers participent à ce recours, qui est porté par l’avocate Corinne Lepage (cabinet Huglo-Lepage), ancienne ministre de l’Ecologie.
  • Des impacts négatifs sur l’emploi, le commerce, le patrimoine et la sécurité gravement sous-évalués. En nous appuyant sur de nombreux experts, nos associations ont approfondi l’enquête sur l’impact négatif du projet Argan/Amazon. Outre le mirage des emplois promis (descendus de 600 à 150), nous pouvons affirmer que les nuisances seraient plus grandes que celles que nous avions déjà identifiées : trafic routier bien supérieur aux prévisions, précarisation maximale des emplois, création continue de chômage, dévaluation des biens immobiliers aux alentours, risques croissants d’insécurité, pertes d’opportunités économiques, projets touristiques et patrimoniaux menacés, disparition massive de commerces (selon une étude très récente, 1 emploi Amazon détruit 4,5 emplois dans le commerce de proximité).
  • Une défiguration du territoire sous-estimée. Par ailleurs, le futur centre de tri, par sa taille (400m par 100m avec une hauteur maximale de 18,2 m) et son emplacement, défigurerait les abords du site classé du Pont du Gard et impacterait négativement l’image et l’attractivité de l’ensemble du territoire. Les covisibilités du futur centre de tri avec différents points du site et avec les villages environnants, que nous avons pu établir, ont été ignorées.
  • Des contacts fructueux avec les élus et acteurs locaux. Nos associations ont multiplié les échanges avec les collectivités, les élus et les milieux professionnels concernés, qu’il s’agisse de la Région Occitanie, du Département du Gard, de l’Etablissement public du Pont du Gard, de la chambre des Métiers du Gard, de la chambre d’agriculture du Gard, des associations de commerçants, des élus locaux et des parlementaires. Cinq députés du Gard sur six se sont prononcés contre le projet Argan-Amazon. Nos interlocuteurs reconnaissent que ce projet Argan/Amazon est inadapté et aberrant. Depuis septembre, nous avons aussi entamé un dialogue avec le nouvel exécutif de la Communauté de communes du Pont du Gard (CCPG), désireux d’avoir le plus d’informations possibles sur l’impact et les nuisances d’un tel centre de tri.
  • Un scénario différent est possible. Nos associations travaillent à l’émergence de solutions alternatives, afin de favoriser la création d’emplois durables sur la zone de la Pâle et dans l’ensemble de l’Uzège-Pont du Gard, en cohérence avec nos atouts, notamment agricoles, patrimoniaux et touristiques. Des projets existent. Il faut en promouvoir d’autres, en lien avec les acteurs locaux. L’exécutif de la CCPG a exprimé son soutien possible à cette démarche. La Région, le Département, l’Etablissement public du Pont du Gard nous ont affirmé qu’ils pourraient contribuer à un projet collectif alternatif. Le Ministère de la Transition écologique et solidaire est également prêt à aider les collectivités locales en ce sens, comme nous l’a précisé le cabinet de Mme Barbara Pompili, le 10 novembre lors d’un entretien.
Ces signaux sont encourageants. Nous appelons la Région, les élus et tous les partenaires potentiels, Etat, collectivités, entreprises, associations, citoyens, à travailler ensemble dans cette perspective.L’industrialisation logistique de la plaine de Fournès-Remoulins serait un contre-sens. Ne laissons pas Amazon détruire le Pont du Gard, notre territoire, nos paysages, nos commerces, nos emplois. Il n’y a pas de fatalité, comme le démontre l’abandon récent par Amazon de ses projets en Alsace.
Construisons ensemble une autre voie !
Lien vers la pétition « Non à Amazon au Pont du Gard » http://chng.it/td7STPxM
CONTACTS

ADERE : Patrick Fertil
patrick.ronan.fertil@gmail.com tél : 06 95 85 56 52

Prima Vera : Vincent Nouzille, Président
vincent.nouzille@wanadoo.fr Tél : 06 30 87 04 69 – Mail Prima Vera: primavera21siecle@gmail.com

Association L’Uzège : Henry de Cazotte, Président
hdecazotte@gmail.com Tél : 06 52 46 54 14