9 décembre 2017: Concert Piers Faccini

PIERS FACCINI

LIVE À L’ÉGLISE DE ST. SIFFRET LE 9 DÉCEMBRE à 19 :30 Hs.

un concert complet, assistance nombreuse, moment magique Piers Paccini

MUSIQUES SPIRITUELLES DU BASSIN MÉDITERRANÉEN

Piers Faccini est un musicien de renommée international d’origine anglaise, italienne et française. Il est un artiste inclassable mêlant des influences du blues, du folk ou des musiques du monde.

La sienne est une musique éminemment spirituelle très influencée par les cultures du basin méditerranéen.

Il chante en plusieurs langues et joue de nombreux instruments à cordes. Son septième album « I dreamed an island » connaît un très grand succès.

Après avoir chanté avec Ibrahim Maalouf, Vincent Segal, Ben Harper, Rokia Traore, etc., sur toutes les scènes du monde, sa voix chaude au timbre unique emplira l’église de Saint Siffret où il sera accompagné de Malik Ziad, musicien algérien.

Un concert à ne surtout pas manquer, sur un mode intimiste qui fera de chacun un spectateur privilégié.

 

Les références et le parcours de Fiers Paccini

Piers Faccini

« Une voix d’une puissante douceur sur des mélodies tout en clair-obscur, entre chien et loup. Jamais l’Anglo-Italien ne s’est fait plus intimiste. » (Francois Gorin, Telerama, France)

« En cinq albums, il a construit un œuvre (au masculin) parmi les plus passionnants de notre époque. » (Francois-Xavier Gomez, Libération)

“The balance of tradition and innovation, intimate vocals and plaintive cello is perfect – a splash of wintry sunshine.  (****The Guardian)

 

DISCOGRAPHIE

  • 1998 Charley Marlowe ‘Fatal Embrace’ Channel 4
  • 2000 Charley Marlowe ‘This could be you’ Slowfoot
  • 2004 ‘Leave no Trace’ Label Bleu
  • 2006 ‘Tearing Sky’ Everloving
  • 2009 ‘Two Grains of Sand’ Tot ou Tard
  • 2011 ‘My Wilderness’ Tot ou Tard
  • 2013 ‘Songs I Love’ Beating Drum
  • 2013 ‘Between Dogs & Wolves’ Beating Drum
  • 2014 ‘Songs of Time Lost’ No Format
  • 2016 ‘I Dreamed an Island’ Beating drum
  • 2017 ‘La Plus Belle Des Berceuses’ Actes Sud

 

 

I dreamed an Island – Piers Faccini

Piers Faccini a fait un rêve. De Bagdad à Palerme, au milieu d’une mer aride, il y avait une île. Un rocher de poussière et son royaume qui ouvrent des portes bordées d’orangers. La nuit, ils forment des lanternes, des Calabres jusqu’aux Pouilles. Longeant les murs, un homme, avec sa guitare folk et sa viole d’amour, arpente un pavé -palimpseste, des cartes byzantines disparaissent sous ses pas tandis que des écritures grecques, arabes et italiennes se réveillent sur le riff d’un blues touareg.

« I dreamed an Island » s’écoute comme on déplie un parchemin sur la peau. Une partition qui résonne sur les broderies orientales d’une méditerranée médiévale et imaginaire. On navigue sur les siècles d’Abd Al Rahman 1er, fondateur de l’émirat de Cordoue – Al Andalus  –  On traverse l’âge d’or d’une Andalousie douce et guerrière, des fleuves, des vallées, des racines de la psalmodie syrienne à la prose amoureuse de la Sicile arabo-normande.

Piers Faccini porte les traces de cette généalogie métissée, chrétienne, juive et arabe; un londonien qui viendrait de Fez pour échouer en Sicile. Un messager qui joue et chante, dans plusieurs langues, sur les vestiges del Regno, quand Roger II, roi de la Sicile normande, prônait la tolérance et le brassage des cultes. A la cour, on parlait autant l’arabe, l’hébreu et le grec que la langue d’oïl. Sur cette île, des musiciens brodent une fresque mythologique et vivante, toujours forte, que l’on frôle chaque jour.

Rêve et réalité s’embrasent, forment des enluminures, des ombres et des arabesques. On s’égare au son de ces prières païennes pour célébrer ces alliances hybrides et éternelles.

«Drone» se ballade sous la torpeur et sur les débris nocturnes des massacres entre frères ennemis. Avec un couteau ou un drone, l’histoire est médiévale et se répète. Piers Faccini, prince des mélismes, conte la violence en mariant le guembri de Loy Ehrlich à la viole d’amour de Jasser Haj Youssef. Il fabrique des mini-frettes sur sa guitare pour sonner comme un oud, colore son rêve des percussions galantes de Simone Prattico. Dans «Bring down a wall» il chante en Salentino, le dialecte du sud des Pouilles comme jadis au Royaume de Sicile, accompagné du «ribab», ce luth arabe qui a traversé la méditerranée. Les instruments d’époque s’échangent, le psaltérion de Bill Cooley, la guitare baroque, la mandoline, le théorbe, et les langues se délient dans les cordes en arabe sur un poème du 12eme S. du sicilien Ibn Hambis scandé par Malik Ziad «The Many Were More », Piers Faccini chante en palermitano dans la chicone «Anima», ou encore en Français dans la prose d’un trouvère provençal «Oiseau».

« I dreamed an Island » est une odyssée peuplée de silhouettes qui hantent nos songes. Sur la grande route, le songwritter anglais recompose la polyphonie des soufis dans un souffle ésotérique et sensuel «Beloved» et croise «Judith» qui fuit les barbares avec ses oranges lorsqu’elle tente de franchir un mur pour entrer dans Cordoue.

Ce sixième album, est une utopie composée de fables qui chantent ce que nous sommes toujours, des femmes et des hommes d’Orient et d’Occident, les héritiers d’un Royaume riche et pacifié où la musique et la poésie embrassaient toutes les croyances. Piers Faccini, à la croisée des chemins, tresse ses ballades folk sur des madrigaux mauresques amoureux et guerriers. Avec lui, endormi dans le berceau de l’humanité, on rêve de cette île comme d’un nouvel âge d’or qui brille dans la nuit.