Avec une dizaine d’associations locales, Prima Vera se mobilise aux côtés du Collectif pour la sauvegarde de l’Uzège (CPSU) pour tenter de stopper le projet de ZAC des Sablas , qui n’a d’autre but que d’ajouter des grandes surfaces à quelques kilomètres d’Uzès, alors que nous n’en avons pas besoin! Ces 11 hectares de terres agricoles pourraient être valorisées pour d’autres projets que noua soutenons, notamment d’agriculture bio. Mais les élus font la sourde oreille sur le sujet depuis des mois et il n’a été tenu ’aucun compte des 600 contributions et avis argumentés émis contre la ZAC lors de la deuxième enquête publique qui s’est tenue fin 2018… Les association appellent les élus à renoncer à ce projet et à engager une vraie concertation, qui prenne en compte l’intérêt général et qui écoute – enfin – les citoyens.
Une pétition a été lancée début mars adressée au préfet, qui devait se prononcer avant le 17 mars pour autoriser – ou pas- cette Zac. Elle a rapidement recueilli plus de 2500 signatures, le soutien croissant de personnalités nationales du monde politique, associatif, intellectuel, scientifique, ainsi que des personnalités connues pour leur engagement en faveur de l’environnement ont signé cette pétition. Parmi eux :
-Corinne Lepage (avocate, ancienne ministre de l’Environnement); Yves Cochet, (ancien ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement); Françoise Nyssen (ancienne ministre de la Culture) ; le député européen José Bové ; la sénatrice Esther Benbassa (EELV); la diplomate Leila Chahid;
-Cyril Dion (coréalisateur des documentaires « Demain » et « Après-demain »); Claire Nouvian (association Bloom, prix Goldman pour l’environnement 2018, cofondatrice de Place publique); François Veillerette (fondateur de Générations futures); Fabrice Nicolino (journaliste, initiateur de l’appel « Nous voulons des coquelicots »); Philippe Desbrosses (expert de la biodiversité, consultant auprès de l’Union européenne, Graines de vie);
-Edgard Morin (philosophe); Patrick Viveret (philosophe); Benjamin Coriat (économiste); Marc Lachièze-Rey (astrophysicien); Abdennour Bidar (philosophe); Eloi Laurent (économiste); Raphaël Liogier (philosophe); Roland Gori (psychanalyste, initiateur de l’Appel des appels); Bernard Stiegler (philosophe); Pablo Servigne (philosophe et agronome) ; Dominique Quessada (philosophe). D’autres sont en train de nous rejoindre.
Voici le texte de la pétition
Alors que le réchauffement climatique, l’appauvrissement des terres et la destruction en cours des écosystèmes nous imposent de repenser nos modes de vie, notre développement économique et l’aménagement de nos territoires, certains élus continuent de vouloir imposer des projets dépassés.
Ils entendent poursuivre sur la voie de l’ouverture de nouvelles zones commerciales inutiles, grignotant des terres agricoles, tournant le dos à l’intérêt général et ignorant les projets alternatifs proposés par la société civile.
C’est le cas dans la région d’Uzès, dans le Gard, où la Communauté de communes du pays d’Uzès (CCPU, 33 communes) a lancé un nouveau projet de ZAC de 10 hectares dite « des Sablas » sur la commune de Montaren-Saint-Médiers, à quelques kilomètres d’Uzès.
Après avoir enterré à cet endroit un projet de piscine intercommunale et de services liés au sport, la CCPU a préféré lancer ce projet de ZAC à vocation essentiellement commerciale, face à une zone déjà occupée par des commerces. La surenchère des grandes surfaces et la destruction des espaces ruraux: voilà la seule logique à l’œuvre.
Ce développement commercial tous azimuts, basé sur une logique d’un autre âge, va à l’encontre de tous les impératifs actuels : il grignote des terres fertiles, défigure les territoires, vide les centres-villes, oblige à des déplacements inutiles.
Une première enquête publique début 2017, qui a réuni plus de 400 contributions, a conduit les enquêteurs à émettre un avis défavorable à ce projet de ZAC, faute d’intérêt général démontré. Plusieurs associations locales ont alors proposé un projet alternatif de ferme pilote s’inscrivant dans un projet agricole et alimentaire local.
Mais la CCPU n’a pas écouté ces avis et a tout fait pour rhabiller son projet de vagues promesses d’équipements publics et de services sur la ZAC, sans aucune étude sérieuse. La préfecture du Gard a relancé une deuxième enquête publique fin 2018 afin de faire passer ce projet en force. Malgré une nouvelle mobilisation sans précédent (plus de 700 contributions, à 80% contre le projet, avec des arguments solides), les commissaires enquêteurs ont, cette fois, donné leur aval au projet de la CCPU. Le préfet du Gard doit se prononcer d’ici le 17 mars sur ce sujet.
Nous refusons ce déni de démocratie, ces parodies de débats publics et ces projets de zones commerciales inutiles et obsolètes. Nous prônons une autre méthode, celle de la concertation véritable, d’une autre logique économique, de la mise en valeur de vrais projets utiles, comme celui d’une ferme coopérative et d’autres qui pourraient voir le jour.