Mai 2019: Natura: comment la nature nous fait du bien

Projection-débat sur « Natura » avec Pascale d’Erm

Sur proposition d’Eric de Kermel et dans le cadre du « Printemps du développement durable », porté par la CCPU, Prima Vera a organisé, le 10 mai 2019,  la projection du film « Natura » de Pascale d’Erm, suivi d’un débat en présence de la réalisatrice et de dédicaces de son dernier livre « Natura, pourquoi la nature nous soigne et nous rend plus heureux » (Les Liens qui Libèrent). Un événement en partenariat avec Le Capitole, la Médiathèque d’Uzès et la librairie Soie.

 

Présentation du livre Natura

Natura Intuitivement, nous savonnatura livresque notre sentiment de bien-être s’accroît lorsque nous faisons une marche en montagne, une promenade dans un parc ou quelques pas au milieu de la garrigue. Qu’en serait-il si nous disposions d’éléments objectifs, ou de preuves scienti ques, montrant que la fréquentation de la nature renforce notre immunité, nous aide à lutter contre le stress, les états dépressifs ou l’hyperactivité des enfants, restaure la concentration, améliore notre humeur, réduit les risques de maladie cardiovasculaire ou de diabète, atténue les inégalités socio-économiques en matière de santé ? Quelles seraient les conséquences de ces découvertes dans le domaine de la santé publique, de l’urbanisme ou de l’éducation ? Voici le récit de cette formidable aventure scienti que en marche, depuis les premières études sur l’impact positif d’une vue arborée dans les hôpitaux, parues dans les années 1980, jusqu’à l’apport récent des neurosciences. Comment expliquer que l’expérience de nature – les arbres, les paysages, les jardins… – ait de tels effets sur nous? Quels sont les mécanismes thérapeutiques qui agissent sur notre corps, nos humeurs, notre état d’esprit ? La sauvegarde des forêts, la plantation d’arbres dans les écoles et les hôpitaux ou l’aménagement de villes vertes, peuvent-ils contribuer non seulement à notre bienêtre, mais aussi à notre équilibre? Ces découvertes pourraient révolutionner notre approche de la santé, de la médecine, et notre rapport au monde vivant.

Présentation de Pascale d’Erm

Pascale d'ErmAuteure, journaliste et réalisatrice du documentaire Natura, spécialisée dans les sujets de nature et d’écologie depuis une vingtaine d’années, Pascale d’Erm a travaillé aux côtés de la Fondation Nicolas Hulot, de Yann Arthus- Bertrand ou d’Ushuaïa TV. Elle a publié Vivre ensemble autrement(préfacé par Pierre Rabhi, Éditions Ulmer, 2009) et Ils l’ont fait et ça marche : comment l’écologie change déjà la France(Éditions Les Petits Matins, 2014) et Soeur en écologie (Éditions La Mer salée, 2018).

 

Présentation du film NATURA

Capture d’écran 2018-11-08 à 09.33.07Un film-enquête international sur une nouvelle science en pleine émergence. Documentaire de 52’ Diffusion Planète + le 7 novembre 2018 à 20h55. Ecrit par Pascale d’Erm Réalisation : Pascale d’Erm, Bernard Guerrini Production : Les Amis de la télé, Alterproduction Son, drone : Vinci Sato, Julien Voigt Résumé Nous savons intuitivement que notre sentiment de bien-être est plus élevé dans la nature. Cela semble même être une évidence. Mais jusqu’à présent, les preuves scientifiques manquaient pour confirmer cette intuition… Tourné au Japon, aux Etats-Unis (Stanford), au Canada, en Suède, en Allemagne et en Belgique et en France, NATURA raconte le formidable récit de ces chercheurs pionniers – biologistes, neuroscientifiques, médecins, experts en psychologie environnementale – qui sont en train de démontrer que « l’expérience de nature » stimule des ressources biologiques et psychiques insoupçonnées et représente une source inépuisable de bien-être physique et mental.

Trente ans après la première étude qui a révélé l’impact physiologique de la nature sur des patients en milieu hospitalier (Sciences, 1984, Roger Ulrich), les chercheurs possèdent désormais suffisamment de preuves pour affirmer qu’une immersion, même brève, dans des environnements naturels (y compris urbains) régule tous nos paramètres physiologiques liés au stress, renforce notre système immunitaire naturel, nous aide à lutter contre la fatigue mentale, restaure nos capacités intellectuelles, améliore notre humeur, et constitue un puissant antidépresseur. Ces résultats édifiants, racontés pour la première fois au grand public, pourraient faire évoluer en profondeur nos systèmes de santé publique, notre rapport à la santé, et au monde vivant. Notre film lance un appel : il est urgent de prendre conscience des liens qui nous unissent au monde vivant, jusqu’au plus profond de notre corps et de notre esprit. La nature ne nous est pas seulement « bénéfique », elle nous est vitale, c’est le message de ces scientifiques qui en étudient l’impact sur les humains depuis 25 ans. Il faut la préserver à tout prix et exiger davantage d’espaces verts dans les villes, où vivent déjà plus de 50% de la population mondiale. En immersion, le spectateur sera sollicité pour participer à l’expérience du film : la nature, même sur un écran, nous calme, régule notre pouls, réduit l’anxiété, et peut même nous rendre plus heureux !

 Les grandes étapes du film

1/Japon Bains de forêts. Site de shinrin yoku, Forêts d’Okutama, d’Hinohira. Ecole Japonaise de médecine Tokyo Centre pour les sciences de l’environnement, de la santé et de la Terre de l’Université de Chiba, Tokyo Nous rencontrons le professeur Qing LI, docteur en immunologie et le professeur Miyazaki, deux pionniers de l’étude des Bains de forêts depuis une vingtaine d’années…

2/ Université d’Uppsala, Suède. Nous découvrons ensuite les travaux de Terry Hartig, professeur de psychologie environnementale, pionnier des recherches sur l’environnement restaurateur et l’impact de l’expérience de nature sur nos fonctions cognitives et la lutte contre la fatigue mentale.

3/ Institut central pour la santé mentale de Mannheim, Allemagne. Pour comprendre l’impact de la nature versus du milieu urbain sur le cerveau nous allons à la rencontre du professeur Andreas Meyer-Lindenberg neuroscientifique de renommée internationale spécialisé dans l’étude de l’imagerie cérébrale. Il est l’auteur de l’étude publiée dans la revue Nature en 2011, au cours de laquelle il a utilisé l’IRM fonctionnel pour comparer les effets sur notre cerveau de la fréquentation de la ville versus de la nature.

4/ Stanford, Californie Etats-Unis. Nous nous rendrons aussi en Californie, pour rencontrer Gretchen Cara Daily, professeur de Biologie à l’Université de Stanford, et Gregory Bratman, diplômé de Stanford, professeur à l’Université de Washington. Ils sont les co-auteurs de l’étude pionnière qui a révélé l’impact de la nature sur les pensées « ruminatoires » précurseurs de dépression (« Nature experience reduces rumination and subgenual prefrontal cortex activation)

5/ Ecole Polytechnique Chalmers Göteborg, Suède. Rencontre avec Roger Ulrich. En 1984, Roger Ulrich, géographe et spécialiste de psychologie environnementale, publie un article scientifique qui a fait date dans le magazine Science : View through a window may influence recovery from surgery. Le chercheur y démontre que les patients de l’hôpital de Pennsylvanie dont la fenêtre donnait sur une vue arborée ont récupéré plus vite et avec moins d’antidouleurs que ceux dont la chambre donnait sur un mur ou une cour. Nous rencontrons cet homme visionnaire…

6/ Hôpital de la Pitié Salpêtrière, Pavillon de pédopsychiatrie, Paris, France. Anne Ribes a créé le premier jardin thérapeutique au pavillon des enfants et adolescents autistes de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière…

7/Louvain-La-Neuve (Belgique). Le professeur Eric Lambin est géographe, enseignantchercheur à l’Université de Louvain-la-Neuve, affilié à l’Université de Stanford, en Californie, membre de l’académie des sciences des Etats Unis et de Belgique. Il a consacré la plus grande partie de ses travaux à étudier les relations entre les hommes et leur environnement. Il revient sur la quête de sens dans la nature, et la théorie de la Biophilie (Wilson).

8/ Colombie – Britannique, Vancouver, Stanley Parc, Vancouver 4 Université de Colombie Britannique, Vancouver Rencontre avec Cecil Konijnendijik enseignant-chercheur au département des ressources forestières de l’UBC, spécialiste international des forêts urbaines. Avec ses étudiants, il réalise la première carte d’expérience au Stanley park. Rencontre avec Matilda van den Bosh, professeure à la School of Population and Public Health de l’University of Bristish Colombie (UBC). Elle démarre un projet qui utilise des données géospatiales précises, croisées avec des données de santé publique pour évaluer le rôle de la biodiversité sur des maladies comme le stress ou le stress chronique.

9/Ecole forestière Fresh Air learning, Tricia Edgar dirige cette école forestière où les enfants reçoivent les enseignements en pleine forêt. Elle nous résume sa philosophie et sa pédagogie pour reconnecter les enfants à la nature.